Victoire des Allemands

La Mannschaft attend de connaître son adversaire

Samedi 2 juillet 2016, dans le Nouveau Stade de Bordeaux, l’Allemagne, championne du Monde en titre, venait à bout de la Squadra Azura et se qualifiait pour les demi-finales après une interminable séance de tirs au but. Alors que la 1e demi-finale opposera le Portugal au Pays de Galles le mercredi 6 juillet à Lyon, l’affiche de la seconde est seulement à moitié connue, dans l’attente du dernier quart de finale de l’Euro 2016 ce soir au Stade de France entre la France et l’Islande.

Un match à deux visages

Faisant montre de leur suprématie en 1e mi-temps, les Allemands ont impressionné par leur maîtrise du ballon. Dominant outrageusement les Italiens, récupérant la possession de balle dans le camp adverse, ils ont progressivement acculés les joueurs d’Antonio Conte dans leur moitié de terrain. Très disciplinés, les Italiens contenaient néanmoins parfaitement les assauts des Germains et pouvaient compter sur un Gianluigi Buffone honorant sa 160e sélection nationale. Le gardien de 38 ans n’avait pas trop à s’employer pour bloquer les tentatives peu dangereuses des Müller ou Kroos.

La sortie prématurée de Khadira dès la 16e minute, remplacé par Schweinsteiger, ne perturbait pas le système de jeu allemand ; le nouvel entrant marquait même à la 27e minute un but de la tête, logiquement refusé par l’arbitre en raison d’une faute grossière du milieu sur De Sciglio. Les équipes parvenaient à la pause sur un score de parité, en dépit d’une très belle occasion italienne à la 44e minute : alerté par une longue ouverture de Bonucci, Giaccherini, jouant parfaitement le hors-jeu, prenait en défaut la défense adverse et centrait à ras de terre pour Sturaro, lequel voyait sa frappe déviée par Boateng, manquait de faire trembler les filets de Neuer !

Au retour des vestiaires, les Italiens reculaient et n’arrivaient plus à ressortir proprement de leur moitié de terrain. C’est donc logiquement que les Allemands ouvraient le score par l’intermédiaire d’Özil, à la réception d’un centre en retrait d’Hector. Menés, les Italiens devaient réagir mais semblaient subir la loi allemande, et voyait une tentative de talonnade de Gomez stoppée par Buffon… La sortie de Gomez sur blessure, joueur clé de l’attaque allemande, allait s’avérer le tournant de la deuxième période. Draxler, qui ne joue pas le même rôle de fixateur, n’allait pas peser du même poids sur la défense italienne. Allant de nouveau avanti, les Italiens faisaient reculer le bloc allemand et obtenait à la 77e minute un penalty pour une faute de main de Boateng dans la surface de réparation. Bonucci transformait en prenant Neuer à contre-pied, 1 partout. Dès lors, les équipes allaient plutôt se maîtriser, s’observer et l’on filait tout droit à la séance de tirs au but.

Epique dénouement après une interminable séance de tirs au but

Avec deux excellents gardiens dans les cages, l’expérimenté Gianluigi Buffon de 38 ans et le prodige Manuel Neuer, les deux équipes espéraient un coup de génie de leur portier pour accéder aux demi-finales. En fait, plutôt qu’à des parades extraordinaires, c’est à un festival de penalty loupé que l’on allait assiter.

En premier lieu Zaza, pour la Squadra Azura, après une grotesque course d’élan singeant le pas de l’oie expédiait le ballon au-dessus de la transversale. Côté allemand, Müller ne faisait pas mieux en poussant mollement son ballon dans les gants de Buffon. Özil visait le poteau tandis que Pelle (qui n’a rien voir avec Pelé !), après d’inutiles simagrées, était incapable de cadrer sa frappe… Piètres tireurs et ce n’était pas fini. Alors que Bonucci, qui avait réussi le penalty dans le cours du jeu, voyait son tir cette fois-ci repoussé par Neuer, les Allemands disposaient d’une balle de match. Schweinsteiger, capitaine, pouvait offrir la qualification à son équipe et nom d’une Wurst, il manquait la cible. Après quelques frappes quand même ajustées des deux côtés, Darmian ne réussissait pas à tromper Neuer, qui s’interposait une nouvelle fois. Hector, qui avait la victoire au bout de la chaussure, ne tremblait pas et permettait à ses coéquipiers de poursuivre l’Euro 2016.

Le vainqueur du match France-Islande aura face à lui une redoutable équipe d’Allemagne ; à la cohésion du groupe s’ajoutent un mental de fer et le génie tactique de leur entraîneur Joachim Löw… Les Champions du Monde visent, comme les Français en 2000 ou les Espagnols en 2012 à enchaîner titre mondial et européen.

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